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Le parasitisme Le parasitisme est une problématique médicale qui revêt une grande importance chez les animaux d'élevage. Dès qu'un animal transite par le milieu extérieur (pâture, manège, ..) il peut être sujet au parasitisme. Le parasitisme est donc fréquent et son impact très important sur le plan médical. Origine du parasitisme : Le parasitisme est lié à la présence de parasites dans le corps de l'animal parasité. Ces parasites proviennent généralement du milieu extérieur. Le cycle parasitaire se déroule en effet entre l'animal, l'hôte au niveau duquel le parasite se développe et se reproduit, et le milieu extérieur au niveau duquel le parasite se dissémine pour contaminer d'autres chevaux. Le parasistisme concerne donc à la fois le cheval et son environnement. Fréquence du parasitisme : Les chiffres se référant à la prévalence du parasitisme sont nombreux. Ils varient selon chaque étude : la région (voir le pays), l'année de l'étude, l'historique des pâtures et des schémas de lutte contre le parasitisme mis en place avant l'étude ont bien évidemment une grande influence sur les résultats. C'est ainsi que nous trouvons par exemple dans la littérature des chiffres de prévalence variant de 14% à 81% pour le Ténia dans l'espèce équine. Pour les cyathostomes des chiffres indiquant que 80% de la population équine est touchée sont publiés. Une autre étude, plus précise, nous dit que seulement 25% des chevaux sont parasités par les petits strongles avec des variations selon les races (17% pour les purs-sang, 28% pour les trotteurs), l'âge (les jeunes sont de loin les plus touchés) et la saison (plus d'animaux atteints l'hiver puis le printemps et l'automne que l'été). Enfin une dernière enquête nous apprend que 33% des chevaux hébergent des Gastérophiles, 22% des Grands Strongles, 27% des Ténias, 6% des Ascaris et 25% des Trichonèmes (40% chez chevaux de 2 à 4 ans). Il est donc important de ne pas prendre ces chiffres à la lettre et surtout de vérifier leur provenance et leur mode d'obtention (université, laboratoire pharmaceutique ...). D'une façon générale il est plus simple de considérer que le parasitisme est une réalité qui touche toute l'espèce équine (tout comme toutes les autres espèces animales) et qui doit donc être considérée à sa juste importance. En pratique, ce qui doit intéresser le propriétaire de chevaux ce n'est finalement pas la prévalence des Grands Strongles en France mais l'impact de ces parasites (et de tous les autres) dans son propre effectif. Pour mesurer la fréquence du parasitisme il existe deux méthodes
principales : Les deux méthodes sont en fait complémentaires, puisque dans le premier cas ce sont essentiellement les oeufs des parasites qui seront mis en évidence, tandis que dans le second cas ce seront surtout les formes adultes qui seront identifiées. A partir de ces deux méthodes il est possible d'établir la fréquence du parasitisme en fonction soit du nombre de chevaux autopsiés, soit du nombre de chevaux sur lesquels des coproscopies auront été réalisées. Si l'autopsie est la méthode la plus précise de détermination de l'état parasitaire d'un animal, c'est bien entendu la coproscopie qui est la méthode la plus intéressante dans la mesure ou elle permet de réaliser une étude dynamique du parasitisme par des prélèvements réguliers des crottins sur des animaux vivants. Au delà de la fréquence du parasitisme, ce qu'il est également important de connaître sont les espèces parasites concernés. Un cheval parasité n'est en effet pas forcément atteint par tous les types de parasites. La connaissance du ou des parasites concernés permet ainsi de mieux cibler le traitement à mettre en place. La coproscopie prend également tout son intérêt dans ce cas. Impacts du parasitisme sur la santé des équidés : Le parasite se développant aux dépens de son hôte, cela signifie qu'il prélève dans la ration alimentaire du cheval les éléments nutritifs nécessaires à sa croissance. Mais ce n'est pas tout : les parasites ont également une action pathologique sur la physiologie du cheval en fonction de l'endroit ou ils se trouvent. Quelques chiffres : - Grands strongles : 20% des coliques mortelles - Petits strongles : 12% des diarrhées aiguës, 35% des diarrhées chroniques Cet impact médical des parasites varie selon la quantité de parasites présents et l'état physiologique du cheval (âge, santé, ...). Ainsi le parasitisme se traduira différement selon les cas : - Chez le jeune : les parasites vont spolier l'animal en oligo-éléments et rendre sa croissance moins linéaire. Les adultes résultants de jeunes chevaux parasités seront ainsi des produits qui pourront être de moindre qualité avec notamment des problèmes articulaires liés aux carences minérales lors de la phase de croissance - Chez l'adulte : le parasitisme, s'il est intense, va générer des troubles médicaux tels que coliques ou diarrhées pour l'essentiel. Ces maladies vont générer des frais médicaux ainsi que l'immobilisation de l'animal - Chez le cheval de sport : l'expression complète des performances de l'athlète passant par un état général irréprochable, le parasitisme, même réduit, va concourrir à réduire les perfomances des animaux
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